Le jeûne : bon ou mauvais pour la santé ?

Bien-être
Le jeûne : bon ou mauvais pour la santé ?
Publié le mardi 17 juillet 2018 à 16:22 |
Jeûne par-ci, jeûne par là… Jeûner est devenu « tendance ». Mais est-ce que c’est bon pour la santé ? Les réponses du médecin du sport Franck Fontvielle

Tout le monde jeûne. Naturellement. Entre le repas du soir et le petit-déjeuner du lendemain. Mais ce qui est devenu « tendance », c’est le fait de jeûner volontairement. Le médecin Franck Fontvielle distingue 3 catégories : faire du sport à jeun, le jeûne intermittent et la cure de jeûne.

Faire du sport à jeun
« Quand on fait une activité physique, les muscles vont puiser leur énergie dans le sucre. La réserve en sucres va s’épuiser assez rapidement. Les muscles, pour fonctionner, vont aller chercher leur carburant dans les lipides, donc les graisses. L’avantage : on va

plus rapidement brûler les réservesen graisse, explique Franck Fontvielle, médecin du sport.

Ça va aussi augmenter le métabolisme musculaire, entraîner un pic de testostérone, permettre une augmentation du volume musculaire, de la VO2 Max, et améliorer l’absorption du repas après le sport. Dans la demi-heure qui suit l’effort, il faut que les réserves en termes de protéines et de glucides soient reconstituées. »

Combien d’entraînements peut-on faire ?
« A jeun, un à deux par semaine, c’est largement suffisant, en variant le type d’activités : soit plutôt des exercices en résistance de type HIIT ou cross training, soit des disciplines où l’on va avoir une fréquence cardiaque beaucoup plus basse, comme le vélo ou la course à pied. Je préfère que l’on privilégie la course à pied au vélo, on n’est jamais à l’abri d’une hypoglycémie et d’une chute, suite à un petit malaise. »

Le jeûne intermittent
« On va alterner des périodes de jeûne complet (les gens continuent à boire, c’est un jeûne hydrique), avec des périodes de prise alimentaire sur 24 heures. Le plus adapté, c’est le jeûne intermittent 16/8 : on va jeûner pendant 16 heures et on peut s’alimenter sur 8 heures. En général, les gens terminent leur dernier repas à 20 heures et reprennent une alimentation le lendemain, aux environs de midi. Je conseille de le faire une journée par semaine pour essayer, et je recommande plutôt le vendredi, ce qui permet de se purger des écarts de la semaine et de bien préparer le week-end. Ensuite, on peut le faire jusqu’à 4 fois par semaine. »

Pendant un jeûne intermittent, il ne faut pas manger n’importe quoi. (Photo Shutterstock)
Mais attention, il ne faut pas manger n’importe quoi. « Je recommande toujours un régime alimentaire riche en légumes cuits, en fruits, une viande blanche maigre, un poisson ou des oeufs, peu de laitages, pas de sucre, pas de pâtisserie, et surtout une hydratation importante avec des eaux plutôt minéralisées. »
Les bénéfices ? « Une régulation du poids et une réduction du stress oxydatif, ce qui permet de diminuer un certain nombre de risques au niveau cardiovasculaire. Ça diminue aussi l’inflammation, voilà pourquoi pas mal de sportifs l’utilisent : ça permet de diminuer toutes les toxines au niveau musculaire ; avant une grosse épreuve sportive, ça peut être intéressant de faire une période de jeûne intermittent sur un mois, par exemple. »

Les cures de jeûne
«C’est à la mode en ce moment et c’est peut-être le plus dur : les cures de jeûne (si l’on consomme des jus de fruits ou de légumes, on n’est plus dans le jeûne en tant que tel). »

Quels sont les bienfaits recherchés ? « Il y a la partie corps et la partie esprit. Au niveau du corps, on fait à la fois une détoxification et une détoxination de l’organisme, ce qui participe à améliorer les douleurs chroniques du type arthrose, mais aussi le sommeil.

Et on a une vraie perte de poids, due à la période de jeûne, évidemment, mais aussi au fait que les gens vont modifier leur vision de l’alimentation ; c’est bien souvent le moment de revoir ce qui peut clocher au quotidien, en diminuant tout ce qui est sucres et graisses : tout ça va prévenir les maladies cardio-vasculaires et ostéo-articulaires, du type arthrite par exemple. Pendant ces cures, il y a aussi une période d’activité physique qui est proposée. Pour ce qui est de l’esprit, il ne faut pas tomber dans le système sectaire, bien évidemment ; on va demander aux gens de méditer, de faire un retour sur eux-mêmes, de prendre un peu de recul par rapport à la vie. Pour les personnes qui sont à la limite du burn-out, ça peut être l’occasion de faire un break.

Toute personne en bonne santé, qui n’a pas de problème particulier, peut se permettre de jeûner jusqu’à 15 jours sans trop de difficultés, et sans danger. Mais ce jeûne doit être surveillé : il ne s’agit pas de faire ça tout seul dans son coin, parlez-en au moins à quelqu’un de votre entourage, au cas où il y aurait un malaise ou une chute par exemple. »

Contre-indications : les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants ou les personnes avec un IMC (indice de masse corporelle) inférieur à 17. C’est aussi une période de sevrage (alcool, tabac, drogue), il faut le savoir. Si l’on a un cancer ou du diabète, il faut demander un avis médical.

A ce sujet, une cure de jeûne, ça se prépare : « on ne va pas faire ça du jour au lendemain, ça peut être dangereux. Il faut aller voir son médecin, au moins pour vérifier qu’il n’y ait pas de problème cardio-vasculaire, pas d’infection. En un mot, que la personne ne soit pas malade.

Je recommande au départ de se limiter sur une semaine, une à deux fois par an, lors des gros changements de saison, c’est-à-dire soit au début de l’automne, soit au début du printemps. »

l’art de jeûner

Françoise Wilhelmi de Toledo, 
La quatrième journée de l’iMagination Week 2016, l’ESSEC a eu le plaisir d’accueillir Dr. Françoise Wilhelmi de Toledo, Médecin nutritionniste et co-directrice des cliniques de jeûne Buchinger à Überlingen (Allemagne) et Marbella (Espagne)

Manger du gras est (très) bon pour la santé !

Yuka , les fondamentaux

Il existe une confusion forte entre « graisses alimentaires » et « graisses corporelles » qui laisse à penser que les graisses alimentaires seraient à l’origine du stockage des graisses et de la prise de poids. Or, les matières grasses sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme et ont un rôle limité dans la prise de poids quand elles sont de qualité. Comme nous l’avons vu dans l’article sur les glucides, c’est davantage le sucre qui contribue à la prise de poids en étant stocké sous forme de graisses. On distingue différentes types de graisses : si certaines sont à limiter, d’autres sont indispensables pour notre santé. Continuer la lecture de « Manger du gras est (très) bon pour la santé ! »

les bienfaits de la mastication

La mastication… Stade essentiel de la digestion qui permet de perdre du poids, de régler des problèmes gastriques et intestinaux. Bref, bien mastiquer peut changer votre vie…

La mastication un bienfait santé

GRAND BIEN VOUS FASSE !
lundi 16 avril 2018 par Ali Rebeihi
Les bienfaits de la mastication
51 minutes
(RÉ)ÉCOUTER     https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-16-avril-2018

La mastication un bienfait santé

Le jeûne, comment vous y mettre.

 Magazine Sens & santé

Le Jeûne. Comment vous y mettre ?

Depuis l’aube des temps, l’être humain a été confronté à des périodes de famine. Pour survivre, l’organisme a ainsi acquis la capacité à résister au manque de nourriture. Les mécanismes du jeûne reposent sur cette réponse adaptative et s’appuient sur deux principes. D’une part, le corps est utilisé comme réserve de nourriture. Dès que l’on mange plus que nécessaire, on stocke du gras (très énergétique). En cas de manque, le corps transforme le gras (lipides) en glucose, carburant essentiel aux cellules du cerveau. D’autre part, le jeûne préserve les protéines. Les muscles (en particulier celui du coeur) doivent être protégés. Le jeûne utilise donc peu de protéines (excepté en phase d’adaptation les deux ou trois premiers jours). Une pratique sportive douce est nécessaire pendant un jeûne, afin d’entretenir cette masse musculaire.

Rencontre avec Françoise Wilhelmi de Toledo, directrice des cliniques Buchinger, qui nous partage son expérience de plus de 35 ans de supervision de cures de jeûne.

Tout d’abord, que conseillez-vous pour se lancer dans un jeûne ?
Tout jeûne se fait avant tout sur la base du volontariat. Chacun de nous a un « médecin intérieur », et si nous avons une forte envie de jeûner, c’est un bon signe. Mais pour prendre une décision définitive, Continuer la lecture de « Le jeûne, comment vous y mettre. »

Le miso

MisoLE MISO

Le miso et le tamari ont été importés de Chine par les japonais il y a plus de mille ans, depuis ils n’ont cessé d’en améliorer les qualités et les procédés de fabrications.

Préparation artisanale traditionnelle, le miso est une pâte obtenue par le mélange fermenté d’orge ou de riz complet et de soja, additionné d’une enzyme de démarrage de fermentation appelé koji, avec du sel comme régulateur.

De consommation courante au Japon, où il est malheureusement remplacé de plus en plus par des fabrications industrielles chimiques avec une fermentation accélérée au glutamate de synthèse. Par exemple le miso rouge est obtenu en seulement 6 semaines au lieu des 2 ans d’un miso traditionnel.

Le sucre.

Écho Bio.

 

Agriculture de betterave à sucreLe sucre de betterave, de sa découverte à sa production
Bien qu’il ait été découvert en France après la canne à sucre, soit au début du XIXe siècle, le sucre de betterave est rapidement devenu une référence incontournable. La France est d’ailleurs le 1er producteur mondial. Continuer la lecture de « Le sucre. »